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Entretien avec le fondateur de GROOM : une aventure locale entre passion et innovation Entretien avec le fondateur de GROOM : une aventure locale entre passion et innovation

Entretien avec le fondateur de GROOM : une aventure locale entre passion et innovation

Depuis plus de dix ans, GROOM s’est imposée comme une marque incontournable de soins pour hommes fabriqués au Québec. À l’origine de cette aventure : Julien, passionné de littérature, de voyages… et de moustaches bien coiffées. Il nous raconte les débuts inattendus de GROOM, son parcours singulier, et la philosophie artisanale qui guide encore aujourd’hui chaque produit de la gamme.

  1. Quel est votre parcours, avant Groom ?

J’ai un parcours assez hétéroclite ! Très jeune, j’ai eu la bougeotte, ce qui m’a amené à quitter le Drummondville de mon enfance pour aller au cégep à Québec. Ça n’était pas assez dépaysant, alors j’ai passé quelques années à rouler ma bosse, principalement en Europe, mais aussi en Afrique du Sud. À mon retour au Québec, je me suis établi à Montréal et ai complété un bac en littérature, tout en développant un intérêt pour le vin et la restauration en travaillant à la SAQ. Au moment de débuter GROOM, je travaillais en restauration en tant que barman, serveur et sommelier.

2. Qu’est-ce qui vous a inspiré la création de Groom ?

La création de GROOM a commencé avec un besoin très pratique : j’avais besoin de cire pour coiffer ma nouvelle moustache ! Impossible d’en trouver dans les boutiques à ce moment-là. Mon ami et ancien coloc, lui, se faisait pousser la barbe, et il découvrait le besoin de l’entretenir avec des produits spécifiques. Voilà la prémisse ! Ensuite, j’ai reconnu que c’était un réel privilège de pouvoir opérer dans ce domaine. Les produits de soins, ce sont des choses que les gens utilisent au quotidien pour se sentir mieux. C’est un beau rôle à jouer que de fournir des produits qui améliorent le bien-être des gens.

3. Pouvez-vous nous parler de la démarche de création d’un produit ? Quelles sont vos inspirations – textures, fragrances, rituels, etc. ?

Le principal processus de création, c’est de se dire « Bon, on est rendu où, qu’est-ce qui est pertinent d’ajouter à la gamme ? » Comme toute la gamme a été construite un ou deux produits à la fois, c’était une question de logique (ex. : on va développer une huile à barbe avant de faire un nettoyant à barbe). Ensuite, il y a des produits qui ont été inspirés parce qu’on venait de découvrir l’existence d’un ingrédient spécial. C’est un processus assez organique. Ensuite, on cherche à créer ce qui nous fait dire « Oh wow, c’est le meilleur produit que j’ai essayé ». Un bon gage de succès, c’est par exemple notre Crème à mains. Avant la nôtre, je mettais de la crème à mains trois fois par année. Maintenant, j’ai toujours un pot dans mon tiroir de bureau et j’en mets à chaque journée de l’hiver !

4. Comment sélectionnez-vous vos ingrédients ? Quelle importance accordez-vous à l’aspect local ?

Dans notre industrie, c’est difficile de s’approvisionner localement. Par contre, lorsqu’on peut ajouter une touche locale, on le fait ! Par exemple, on a des savons qui intègrent des aiguilles de sapin broyées (provenant des Laurentides) ou du marc de café espresso (récupéré auprès du café Pista de Beaubien). Pour toutes les autres composantes (boîtes, étiquettes, fournitures d’expédition), on s’approvisionne chez des fournisseurs locaux.

5. Quel a été le produit le plus complexe à mettre au point ?

Notre Crème à raser est une sorte de « produit maudit » sur le plan de la production ! Il a été lancé en 2017, mais on a dû ajuster la formule à plusieurs reprises : parfois un lot se séparait, parfois un lot durcissait avec le temps au point de devenir difficile d’utilisation. C’est un peu la bête noire de notre chimiste, parce qu’on tient à éviter certains ingrédients qui requièrent des solvants toxiques dans le processus de fabrication. C’est le défi qui vient avec la mission qu’on s’est donnée d’utiliser que des ingrédients sains.

6. De quoi êtes-vous le plus fier depuis la création de Groom ?

On a récemment passé le cap des 10 ans, et ça, je trouve ça complètement fou en soi ! Si on avait dit au gars qui faisait des prototypes de cire à moustache, en 2013, qu’il serait encore en activité 12 ans plus tard, avec maintenant des dizaines de produits différents, il ne l’aurait pas cru. Une autre chose que je trouve formidable, c’est la fidélité de notre clientèle. Les gens qui aiment GROOM sont très enthousiastes et reconnaissants. Je trouve ça extrêmement précieux.

7. Quel est, selon vous, le produit emblématique de la marque ?

C’est une bonne question. C’est sûr que l’Huile à barbe, ça va nous suivre encore longtemps — on a été les premiers au Québec (peut-être même au Canada) à en commercialiser. Mais je trouve que maintenant, on a vraiment transcendé l’aspect « barbe ». L’immense popularité de notre Déodorant bâton, qui a été lancé en 2020, en est un excellent exemple.

8. Quel est votre produit chouchou, et pourquoi ?

Difficile de répondre à ça, je les aime tous d’amour ! J’ai peut-être un faible pour nos barres de savon pour le corps et notre Hydratant visage matifiant, mais ne le dites pas aux autres produits ;)

9. Avez-vous un secret de fabrication ou une anecdote amusante à partager avec nos lecteurs ?

Je parlais des aiguilles de sapin broyées qui se retrouvent dans un de nos savons ? Elles sont retirées à la main des brindilles qu’on reçoit en vrac. C’est très zen comme tâche !

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