Les abeilles à Montréal : des petites bêtes qui font de grandes choses
May 20, 2026
On les entend bourdonner dans les parcs, on les voit voltiger sur la Plaza St-Hubert, et pourtant on y pense rarement. Les abeilles, à Montréal, c'est bien plus qu'un insecte de campagne égaré en ville. C'est une histoire de résilience, de communauté et d'amour du local.
Des valeurs qui nous parlent beaucoup chez Arloca
Montréal, une ville étonnamment accueillante pour les abeilles
On pourrait croire que le béton et l'asphalte ne laissent pas beaucoup de place à la nature. Et pourtant. Des chercheurs de l'Université de Montréal ont analysé plus de 1 000 ruches installées sur l'île entre 2017 et 2021 et leur conclusion est surprenante :
Près de 70 % de l'île de Montréal est propice à l'apiculture.
Ce qui aide les abeilles en ville ? La diversité des fleurs dans les jardins et les balcons, les arbres dans les parcs, et l'absence de pesticides agricoles intensifs qu'on retrouve en zone rurale. La ville, paradoxalement, peut être un refuge.
L'apiculture urbaine : un mouvement bien ancré ici
Montréal est devenue une référence en apiculture urbaine, notamment grâce à des initiatives locales remarquables :
Alvéole, fondée à Montréal en 2012, a commencé par installer des ruches sur les toits de quelques immeubles montréalais. Aujourd'hui, l'entreprise est présente dans des dizaines de villes en Amérique du Nord. Une réussite 100 % d'ici, comme on les aime.
Miel Montréal, coopérative de solidarité, offre pour sa part des formations en apiculture urbaine et gère des ruches pour des entreprises et organismes qui souhaitent s'engager pour la biodiversité.
Et la Ville elle-même agit : au printemps 2024, Montréal a distribué des semences de plantes indigènes à grande échelle pour aider les pollinisateurs à survivre et prospérer.
Une nuance importante : abeilles domestiques ≠ abeilles sauvages
On fait souvent l'erreur de croire que multiplier les ruches en ville sauve les abeilles. C'est plus nuancé que ça.
Il existe en fait des centaines d'espèces d'abeilles sauvages au Québec
Solitaires, sans ruche, sans miel, qui jouent un rôle de pollinisateur absolument essentiel. Ce sont elles qui sont en vrai danger, et installer plus de ruches d'abeilles mellifères peut parfois créer de la compétition avec ces espèces fragiles.
Ce qu'on peut faire, concrètement
Pas besoin d'avoir une ruche sur son toit pour aider. Voici quelques gestes simples :
- Planter des fleurs mellifères sur son balcon : lavande, échinacée, monarde, bourrache
- Éviter les pesticides dans son jardin ou ses bacs
- Laisser un coin naturel — un tas de bois, une zone non tondue — pour les abeilles solitaires
- Acheter du miel local produit dans la région de Montréal
Un parallèle qui nous touche
Chez Arloca, on travaille chaque jour avec des artisans québécois qui créent à la main, avec soin, dans le respect de leur métier et de leur environnement. Les abeilles, elles aussi, fabriquent quelque chose d'unique, localement, en coopération.
Soutenir le local — qu'il s'agisse d'un potier de Rosemont, d'une bijoutière de Longueuil ou d'une colonie d'abeilles sur un toit du Plateau — c'est choisir un monde un peu plus vivant, un peu plus humain.
Vous avez aimé cet article ? Découvrez nos produits fabriqués au Québec et venez nous rendre visite au 6572 rue St-Hubert, Montréal.